Chaque étude de cas présente les services réunis pour réaliser l’intention du show.
Cinq types de show, chacun avec ses demandes et ses contraintes, et comment on y a répondu.
Projections architecturales
Des façades qui se mesurent en milliers de pixels, une géométrie que personne n’a dessinée pour la projection, et de la pierre qu’on n’a pas le droit de percer. C’est la surface qui impose ses règles.

Photo : Alberto Romano
Le soir d’ouverture de l’Apple Music Hall, dans la centrale de Battersea, à Londres, le 28 septembre 2026.
Accrocher vingt-quatre projecteurs sur une place publique, autour d’un bâtiment que personne n’a dessiné pour la projection.
Étude de projection. Chaque projecteur a été placé et orienté sur le modèle de la centrale avant qu’un seul soit accroché.
Projeter sur un monument au cœur de Londres, qui ne s’éteint pas pour une répétition : quatre heures de projection permises par nuit, donc chaque nuit d’alignement comptait.
Calibration en quatre minutes. Douze caméras remettaient les vingt-quatre projecteurs en place en quatre minutes, dans ces quatre heures.
Porter une heure d’Elton John en direct, dans un programme de trois heures, sur la façade, tel quel.
Direct dans le mapping. Un flux 4K du concert posé sur la brique en direct, sur les mêmes surfaces que le contenu enregistré.
Vu de l’autre rive, quelques centimètres d’écart suffisent pour briser une ligne sur un bâtiment que tout le monde connaît.
Optimisation du modèle et des UV. Les modèles 3D et leurs cartes UV ont été peaufinés jusqu’à ce que l’image tienne sur la brique comme si elle y était imprimée.
Le soir venu, il fallait que tout soit parfait. Une surface difficile et des contraintes d’exploitation serrées, c’était autrefois des nuits blanches et beaucoup de stress; avec PHOTON, c’est maintenant un plaisir.



Tournées
Les idées peuvent arriver entre le matin et l’après-midi, la ville change chaque semaine, et le système doit suivre.

Crédit photo : Bruno Mars Production, photographe : Daniel Ramos
La tournée mondiale des stades de Bruno Mars, avec des idées de Bruno Mars lui-même et du concepteur d’éclairage Whitney Hoversten.
Chaque idée devait être vue sur scène avant qu’on décide : l’essayer, la voir, la garder ou passer à la suivante.
Des développeurs et des programmeurs dans la salle. Les développeurs logiciels et les programmeurs de show de VYV étaient sur place pendant les répétitions, à construire ce dont l’équipe de création avait besoin au moment où le besoin apparaissait.
Laisser le réalisateur vidéo déclencher des effets sur les flux caméra au moment où il le faut.
Effets IMAG depuis la console vidéo. Le réalisateur vidéo Steve Fatone déclenchait des effets sur les flux caméra depuis sa propre console.
Reprogrammer des looks sans arrêter la production autour.
Enregistré et direct, mélangés. Contenu précalculé et vidéo en direct, commutés ou mélangés.
Une tournée qui prend encore forme en répétition demande un système qui suit le rythme des idées. Avec les développeurs de PHOTON et les programmeurs de show dans la salle, chaque nouvelle idée de l’équipe de création pouvait rapidement être sur scène : personne n’a eu à choisir entre une idée et l’échéancier. Sur la route, la même souplesse permettait au réalisateur vidéo de façonner chaque spectacle en direct.



Que l’idée vienne de Bruno, de moi ou de n’importe qui dans l’équipe de création, VYV et Drop the Spoon arrivaient à la réaliser, souvent en quelques minutes.
Leur système est conçu pour qu’on puisse itérer rapidement directement depuis nos ordinateurs, et on peut aussi travailler de façon modulaire : créer de petites briques qu’on assemble directement dans le serveur média.
Spectacles à grand déploiement
Un spectacle à grand déploiement a lieu une fois, devant tout le monde. Quand l’imprévu gruge le temps de répétition, une solution créative que personne ne garderait une saison peut être ce qui rend la soirée inoubliable.

Photo : Nicolas Chavance
La 49e fête nationale des Émirats, le 2 décembre 2020, sur l’eau immobile au large de l’île de Jubail.
Couvrir un cube aux arêtes vives et aux ouvertures découpées à main levée, qui tourne sur l’eau, sans ombre, sans raccord, sans trou.
Modèle tiré des plans CAO. Les données CAO de la production ont servi à générer le modèle, peaufiné sur place pour un résultat parfait.
Travailler dans une réserve naturelle très fragile, en respectant toujours son habitat rare, et bâtir quand même une île artificielle en une semaine à peine, au plus fort de la pandémie de COVID; puis suivre le cube pendant un magnifique coucher de soleil, quand l’infrarouge du soleil noie les marqueurs de tracking optiques.
Les données d’automation comme tracking. La position du cube venait directement de la console d’automation de Stage One : à Montréal, l’équipe a ajouté à PHOTON son tout dernier protocole en quelques jours.
Faire rouler le show pour le public sur la plage après l’événement, sans équipe de VYV sur place.
Un bouton pour tout. Un dispositif que n’importe qui peut faire rouler : un bouton pour calibrer tous les projecteurs et toutes les caméras en moins de cinq minutes, un bouton pour jouer.
Un show si réussi qu’il a dû rester, alors que rien ne le prévoyait. Un élément de tracking aussi complexe demande normalement une équipe très qualifiée pour le faire rouler. Pas avec PHOTON : des opérateurs locaux ont été formés en une journée à peine, et ils ont fait rouler les shows et calibré les projecteurs sans peine.



Spectacles permanents
Un show permanent joue chaque soir, longtemps après le départ de ceux qui l’ont construit. Rien ne doit dépendre de quelqu’un qui se souvient comment ça marche.
Des spectacles qui durent, des clients qui restent. Parmi eux, le Quartier des spectacles à Montréal roule sur nos serveurs depuis 2011, MJ One depuis 2013, la Saint Louis Union Station depuis 2014 et The Han Show depuis 2014. Le partenariat ne s’arrête pas à la première.

Photo : Anne-Marie Forker
Le premier spectacle résident du Cirque du Soleil en Europe, produit avec Live Nation au Theater am Potsdamer Platz de Berlin depuis novembre 2025.
Faire en sorte que trois murs DEL ressemblent à du décor plutôt qu’à des écrans.
Le DEL comme décor. Trois murs DEL en 10 bits, calibrés en couleur et en luminosité jusqu’à ce qu’ils ne ressemblent plus à des écrans, mais à du décor.
Garder l’image sur le décor pendant que deux projecteurs voyagent sur des plateformes mobiles.
Mapping sur projecteurs mobiles. Deux projecteurs voyagent sur des plateformes mobiles et gardent leur image sur le décor pendant qu’ils bougent.
Suivre dix-sept artistes dans l’acrobatie et la contorsion.
Émetteurs COPERNIC dans les costumes. Intégrés aux costumes, ils tiennent dans l’acrobatie et la contorsion, suivis par quatre-vingt-quatre têtes mobiles d’éclairage.
Garder un fantôme de Pepper aligné sur toute la scène.
Alignement de précision. VYV a accompagné les équipes de décor, d’automation et d’accrochage dans chaque micro-ajustement, jusqu’à ce que le mur DEL réfléchi s’aligne à 2,8 mm près et le reste pendant tout le spectacle.
Porter sur scène la magie vidéo imaginée par la mise en scène et le concepteur vidéo.
FX Graphs sur mesure. Seize FX Graphs construits pour le spectacle dans PHOTON, avec des outils sur mesure pour la vidéo et le suivi.
Faire entrer tout le système dans un théâtre existant, invisible depuis la salle.
Étude de projection et de suivi. Leur place a été déterminée en préproduction, avant toute installation.
Tout a été conçu pour rouler sans nous.
Formation à la passation. L’équipe d’opération a été formée jusqu’à ce que le show soit le sien, et VYV la soutient après la première, au besoin.
Un spectacle qui joue chaque soir, pendant des années, doit pouvoir être reproduit à l’identique et continuer d’évoluer, et tout y a été construit pour ça. Les concepts ont été validés en prévisualisation au siège du Cirque du Soleil avant d’arriver à Berlin, PHOTON a été enrichi d’outils construits pour les effets de ce spectacle, et ses données d’automation et de suivi ont été transmises à l’éclairage et au son.


Photo : Anne-Marie Forker

Photo : Anne-Marie Forker
Théâtre
Un spectacle de théâtre tient généralement l’affiche quelques semaines, pas des années, souvent avec un budget plus léger. Il lui faut de l’équipement qui en fait plus, et un logiciel assez souple pour suivre les idées de la mise en scène d’une semaine à l’autre.

Photo : David Leclerc (Ex Machina)
Les films de Norman McLaren, portés sur une scène de ballet pendant dix jours en juin 2018. Robert Lepage à la mise en scène, Guillaume Côté à la chorégraphie, et comme matière première, les effets optiques que l’animateur fabriquait à la main dans des films comme Pas de deux et Synchromie.
Recréer en direct les effets optiques de McLaren, sans place pour beaucoup d’équipement.
Captation en direct dans les effets. Deux caméras captaient les silhouettes des danseurs et les objets qu’ils portaient, et les passaient dans une soixantaine d’effets : la tireuse optique de McLaren refaite en direct.
Renvoyer les images sur plusieurs écrans avec peu d’équipement.
Projection multisurface. Six projecteurs sur plusieurs écrans, depuis un seul serveur.
Permettre aux danseurs de porter un écran sur scène.
Un écran entre les mains des danseurs. Un écran DEL fractionné en douze bâtons sans fil, portés sur scène et alimentés par le même système.
Robert Lepage travaille en voyant : une idée sur scène, puis la suivante.
Création flexible d’effets. Le concepteur vidéo, Thomas Payette de HUB Studio, a choisi PHOTON pour ce rythme.
Des années avant Frame by Frame, l’équipe de création et de développement de VYV avait construit une série d’effets numériques en temps réel qui imitent la tireuse optique de McLaren, pour l’intégrer à des spectacles en direct. Thomas Payette, un collaborateur de longue date qui connaissait les systèmes de VYV et avait travaillé avec la compagnie de théâtre de Robert Lepage, a choisi PHOTON pour le projet.

Photo : David Leclerc (Ex Machina)

Photo : Karolina Kuras
PHOTON est un des outils de création les plus puissants et les plus polyvalents de l’industrie. Sa conception ne le limite pas à une seule technique, mais répond aussi aux besoins créatifs, surtout grâce à son système souple de création d’effets, ce qui fait qu’il surpasse les serveurs médias classiques. Lorsqu’on travaille avec Robert Lepage, il faut que tout aille très vite. C’est un metteur en scène exigeant qui génère rapidement des idées visuelles et qui veut les voir se concrétiser immédiatement sur scène. PHOTON était l’outil parfait dans ce contexte de production.
Une conversation gratuite, c’est celle qui peut changer le résultat.
Quand on nous appelle tôt, on peut optimiser la solution au lieu de la corriger : tirer plus du même équipement, et régler les problèmes avant qu’ils arrivent sur scène.