Festival de Stratford : Coriolan

Photon donne une tournure technologique à Coriolan, classique shakespearien, adapté par Robert Lepage.

Robert Lepage est bien connu pour son utilisation de plateaux motorisés complexes et de paysages vidéo qui repoussent les limites de l’espace théâtral. Lorsque la vidéo doit s’intégrer à l’automatisation des données et à des structures mobiles, Photon sait se montrer à la hauteur.

La réputation du Festival de Stratford sur la scène internationale n’est plus à faire. Tous les ans, ce festival de théâtre consacré à Shakespeare commande la création de nouvelles pièces. En 2018, Robert Lepage, metteur en scène réputé, avait été invité à présenter son adaptation de Coriolan, un classique du théâtre shakespearien dont l’action se déroule dans la Rome antique.

Afin d’offrir une version de Coriolan pertinente pour notre époque, les créateurs ont utilisé des accessoires, des costumes et du contenu média empruntant simultanément à la Rome antique et à la modernité.

La production a fait appel à des captures vidéo pour concevoir un environnement télévisuel projeté en arrière-plan sur une toile de fond envahissant la scène tout entière. De multiples caméras intégrées au plateau et des images organisées en direct ont contribué à créer ce décor vidéo synthétique, à mi-chemin entre le forum romain et le journal télévisé.

De plus, grâce au système de vision de Photon, le décor vidéo s’ajustait automatiquement en fonction de l’emplacement des accessoires. Notamment, une voiture grandeur nature, tirée sur la scène, devait être suivie par le système de façon à donner l’illusion qu’elle traversait un décor synthétique.

Un système complexe de rideaux motorisés se déplaçait à l’avant de la scène en créant un effet d’iris rappelant le viseur d’une caméra qui captait l’attention du public. Les images vidéo devaient réagir au mouvement des rideaux et produire des vignettes parfaitement bien intégrées. Mais ce n’était pas tout : il fallait aussi que les cabines motorisées qui passaient sur la scène de gauche à droite pour transporter les artistes soient synchronisées avec le contenu média.

Pour obtenir une intégration technique impeccable, les concepteurs devaient utiliser simultanément deux sources de données différentes : une générée par le système de vision et l’autre provenant du système d’automatisation de la scène qui contrôlait les cabines et rideaux motorisés.

Par chance, l’équipe sur place pouvait compter sur le système d’effets nodaux de Photon qui va au-delà de la conception traditionnelle d’effets visuels puisqu’il englobe les opérations logiques et mathématiques. Grâce aux fonctions de ce système, il était possible d’interpréter, de filtrer et de convertir des données ArtNet sur-le-champ pour que le mouvement mécanique et visuel puisse créer une expérience artistique cohérente.

Encore une fois, Photon se révèle être la meilleure plateforme d’intégration pour fusionner de l’information générée par les systèmes d’automatisation et l’analyse visuelle. En plus de permettre une utilisation de nombreux protocoles de contrôle de la scène, Photon n’a pas son pareil pour traduire dans la langue des artistes le langage de la machine.

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  • Production :

    Avon Theatre

  • En collaboration avec

    Ex Machina

  • Direction et Scénographie :

    Robert Lepage

  • Directeur Artistique :

    Steve Blanchet

  • Assistant Directeur :

    Adèle Saint-Amand

  • Directeur de la Production :

    Marie-Pierre Gagné

  • Directeur Technique :

    Catherine Guay

  • Éclairage :

    Laurent Routhier

  • Concepteur d'images :

    Pedro Pires

  • QUAND :

    Du 9 juin au 3 Novembre 2018

  • OÙ :

    Festival de Stratford - Ontario, Canada

  • VIDEO:

    Youtube

  • Photographs by:

    David Hou and Clay Stang - The Garden

  • Featured:

    André Sills and members of the company in Coriolanus